Pratiques d’archivage à Damas à l’époque ottomane : registres des tribunaux et registres impériaux

À l’instar de leurs homologues établis dans d’autres villes de l’Empire ottoman, les registres des tribunaux de Damas contiennent des copies d’actes juridiques ou administratifs que les scribes s’efforçaient de consigner aussi rigoureusement que possible. Ces copies étaient destinées à être consulté...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/beo,
Glavni autor: Marino, Brigitte
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Bulletin d’études orientales 2025
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:À l’instar de leurs homologues établis dans d’autres villes de l’Empire ottoman, les registres des tribunaux de Damas contiennent des copies d’actes juridiques ou administratifs que les scribes s’efforçaient de consigner aussi rigoureusement que possible. Ces copies étaient destinées à être consultées « en cas de besoin » et parfois extraites des registres au cours des procédures judiciaires lorsque les justiciables n’en détenaient plus l’original. Des recherches étaient alors entreprises pour retrouver ces documents dont la provenance était bien identifiée (nom du tribunal, identité du juge, date). Outre les registres qui étaient vraisemblablement conservés dans les tribunaux, des documents d’une autre nature se trouvaient dans la citadelle de Damas. Quelques actes consignés dans les registres des tribunaux au xviii e siècle font d’ailleurs allusion aux registres conservés dans la ḫazīna ; lorsque la procédure l’exigeait, les justiciables pouvaient se procurer des documents consignés dans ces registres et les présenter aux autorités juridiques. Nous portons ici notre attention sur ces diverses pratiques de consignation et d’archivage non seulement à partir des indications inscrites dans les actes mais aussi à travers les informations fournies par des sources juridiques et narratives variées.