« Des registres d’indésirables ». Les pratiques d’archivage dans la police (šurṭa/maʿāwin) irakienne abbasside (iii e-iv e /ix e-x e siècle)
L’institution policière irakienne connut un fort mouvement de bureaucratisation au cours du iii e /ix e siècle. Les sources narratives et normatives révèlent des pratiques policières où l’écrit occupe une place de plus en plus importante aussi bien dans les villes que dans les campagnes, investies p...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/beo, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Bulletin d’études orientales
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | L’institution policière irakienne connut un fort mouvement de bureaucratisation au cours du iii e /ix e siècle. Les sources narratives et normatives révèlent des pratiques policières où l’écrit occupe une place de plus en plus importante aussi bien dans les villes que dans les campagnes, investies par les forces de l’ordre à partir du début du iii e /ix e siècle. Cet article se propose d’éclairer les pratiques archivistiques policières et les logiques qui les sous-tendent (production, matériau, support et locaux, circulation des documents…) ainsi que les enjeux liés à la conservation des documents par l’institution, mais aussi à leur destruction par des acteurs contestant la police et ses pratiques. Il montre que les documents produits par la police urbaine et rurale et leur conservation répondaient à des besoins immédiats d’ordre sécuritaire, fiscal et politique. Néanmoins, le renforcement des pratiques d’archivage dans la police, qui s’inscrit dans une tendance générale traversant toutes les institutions de l’État, favorisait dans le même temps un encadrement des pratiques policières. |
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