Une lecture punk du néo-polar : critique sociale, violence et esthétique du trash
Le néo-polar et le mouvement punk apparaissent au même moment en France, dans le cours des années 1970 et 1980. Si le premier est un genre littéraire issu du roman noir et le second un courant musical autant qu’une posture de contestation, ils se rejoignent dans leur critique radicale des institutio...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/belphegor, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Belphégor
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le néo-polar et le mouvement punk apparaissent au même moment en France, dans le cours des années 1970 et 1980. Si le premier est un genre littéraire issu du roman noir et le second un courant musical autant qu’une posture de contestation, ils se rejoignent dans leur critique radicale des institutions de leur époque à travers une esthétique de la violence et du trash. En réaction à l’échec des utopies de Mai 68 et à une désillusion à l’égard du militantisme politique, les romanciers du néo-polar mettent en scène des personnages de marginaux aux trajectoires tragiques dans des textes où dominent l’exagération, la surenchère et l’invraisemblance des situations. Le mouvement punk se construit contre l’utopie hippie et contre une société jugée mortifère. Ne cherchant plus le beau ou l’excellence formelle, la musique et les textes punks expriment la violence et la désespérance d’une génération, et l’abandon de toute croyance dans les grands récits salvateurs de transformation du monde - « No Future ». À travers une analyse comparée entre un corpus romanesque du néo-polar (romans de Pierre Siniac, Jean Vautrin, Jean-Bernard Pouy et Thierry Jonquet) et des textes punks (fictions, récits, paroles de chansons), cet article se propose de montrer comment, autant formellement que narrativement, deux mouvements artistiques qui ne se sont a priori que peu côtoyés produisent une même position critique sur la réalité sociale de leur époque qui en appelle au nihilisme. |
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