Le roman policier japonais, entre démocratie balbutiante et montée du militarisme (1923-1945)
Le roman policier japonais connaît un âge d’or pendant les décennies 1920 et 1930, avec l’émergence d’une première génération d’écrivains qui mettent en place un genre « autochtone » tandis qu’éclatent d’intenses débats à propos de sa définition. Pourtant, cette effervescence ne doit pas cacher un m...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/belphegor, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Belphégor
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le roman policier japonais connaît un âge d’or pendant les décennies 1920 et 1930, avec l’émergence d’une première génération d’écrivains qui mettent en place un genre « autochtone » tandis qu’éclatent d’intenses débats à propos de sa définition. Pourtant, cette effervescence ne doit pas cacher un malaise grandissant : Shupio, la dernière revue policière spécialisée, se saborde en 1938, et certains écrivains se tournent vers des genres politiquement moins problématiques (espionnage, aventure, science-fiction). Le genre policier japonais est ainsi fortement dépendant du contexte politique de l’archipel. La naissance du champ du roman policier à la fin du XIXe siècle est symbolisée par une liberté toute démocratique : les auteurs créent des œuvres qui s’éloignent parfois fortement des canons littéraires du genre. Cette effervescence est remise en cause par la montée du militarisme à partir des années 1930. Mais si la structure organisationnelle disparaît en même temps que la démocratie au début des années 1940, des exemples montrent que certains écrivains tentent de faire passer d’autres messages, allant à l’encontre des discours bellicistes et anti-démocratiques. |
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