Le bestiaire médiévaliste comme produit dérivé
Devant le constat de la multiplication des bestiaires médiévalistes dérivant d’univers fictionnels préexistants (romans, films, jeux vidéo, séries), l’autrice s’intéresse à ce qui fait la séduction de ces bestiaires pour les lecteurs et à la manière dont le bestiaire se prête idéalement aux objectif...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/belphegor, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Belphégor
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Devant le constat de la multiplication des bestiaires médiévalistes dérivant d’univers fictionnels préexistants (romans, films, jeux vidéo, séries), l’autrice s’intéresse à ce qui fait la séduction de ces bestiaires pour les lecteurs et à la manière dont le bestiaire se prête idéalement aux objectifs marketing d’une marque. Un premier élément de réponse est la séduction visuelle de l’ouvrage, lui-même hybride, inspiré de codes visuels liés au manuscrit médiéval mais aussi aux carnets de voyageurs de la période moderne. Le lecteur éprouve aussi une réelle satisfaction à tenir entre les mains un répertoire à prétention exhaustive, véritable somme d’un monde. Parce que les bestiaires se présentent comme des artefacts fictionnels, jouant sur de nombreux effets de matérialité et faisant des lecteurs les héritiers d’un univers dont il faut se saisir, ils sont immersifs et participatifs. Le lecteur se voit investi du lourd – et exaltant – devoir de prendre le relai du chasseur de monstres et du naturaliste auteur du bestiaire. Sur le plan marketing enfin, tout clos qu’il soit, le bestiaire est porteur de nombreuses promesses d’extension qui sont autant d’occasions d’achat pour les fans. |
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