Les machines pleurent aussi… Larmes et émotions artificielles dans L’Ève future (1886) de Villiers de l’Isle-Adam et Blade Runner (1982) de Ridley Scott
Cette étude interroge le lien ostensiblement paradoxal entre machine et émotion tel qu’il a été imaginé par deux fictions bien distinctes : le roman symboliste L’Ève future (1886) de Villiers de l’Isle-Adam et le film de science-fiction dystopique Blade Runner (1982) de Ridley Scott. Ces deux textes...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/belphegor, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Belphégor
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cette étude interroge le lien ostensiblement paradoxal entre machine et émotion tel qu’il a été imaginé par deux fictions bien distinctes : le roman symboliste L’Ève future (1886) de Villiers de l’Isle-Adam et le film de science-fiction dystopique Blade Runner (1982) de Ridley Scott. Ces deux textes développent le motif d’une androïde munie d’émotivité, plus précisément de deux femmes-machines qui pleurent : Hadaly et Rachel. Leur capacité à simuler un ressenti ou à faire éprouver des émotions à un tiers sont pris dans une dynamique contradictoire qui transparaît dans les deux corpus en dépit de leur écart chronologique : la machine émotive représente à la fois l’apogée de la création biorobotique qui, elle, est motivée par une volonté capitaliste et patriarcale d’assujettissement de la femme. En même temps, les deux robots-femmes, à même leur capacité à manifester des émotions, revendiquent une forme d’autonomie qui les mettraient au-dessus de leur créateurs-hommes. |
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