Le futur au prisme du passé :anticiper l’avenir depuis la période fin-de-siècle

Les auteurs et artistes des dernières décennies du XIXe siècle montrent une évidente obsession eschatologique, qu’elle concerne le déclin de la nation, de la civilisation, ou de l’humanité tout entière. Cette inquiétude se décline en une poétique et une esthétique de la finitude que la « décadence »...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/belphegor,
Päätekijä: Boldrini, Emmanuel
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Belphégor 2023
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Les auteurs et artistes des dernières décennies du XIXe siècle montrent une évidente obsession eschatologique, qu’elle concerne le déclin de la nation, de la civilisation, ou de l’humanité tout entière. Cette inquiétude se décline en une poétique et une esthétique de la finitude que la « décadence » désigne comme un mot-totem. Pourtant, cette fin-de-siècle, qui se croit à la fin de tout, puise dans les nouveaux savoir portés sur les origines (préhistoire, évolutionnisme) les ferments de ses visions apocalyptiques. Il s’agira, dans cette étude, de comprendre l’implication des connaissances sur les débuts des temps dans l’imaginaire de la fin des temps. Car, dès lors que cette culture se positionne sur l’échelle de l’espèce qu’invitent à penser ces nouveaux savoirs, il semblerait que mourir, ce n’est pas tant « partir beaucoup », pour reprendre le trait plaisant d’Alphonse Allais, c’est peut-être et avant tout revenir.