Matthias Grünewald, « le plus forcené » des peintres selon Joris-Karl Huysmans
Parmi les écrivains de fin du xixe siècle, Joris-Karl Huysmans se distingue par ses interprétations judicieuses et raffinées des œuvres de littérature et d’art visuel. C’est d’ailleurs lui qui a contribué à rendre célèbres les peintres impressionnistes. Toutefois son admiration sans réserve pour Mat...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/bcrfj, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem
2013
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Parmi les écrivains de fin du xixe siècle, Joris-Karl Huysmans se distingue par ses interprétations judicieuses et raffinées des œuvres de littérature et d’art visuel. C’est d’ailleurs lui qui a contribué à rendre célèbres les peintres impressionnistes. Toutefois son admiration sans réserve pour Matthias Grünewald, un artiste allemand médiéval presqu’oublié à son époque, est de prime abord surprenante. Huysmans commente l’œuvre de Grünewald surtout dans deux de ses romans : Là-bas où il l’appelle à la fois « le plus forcené des réalistes » et « le plus forcené des idéalistes » et Trois Primitifs où il examine en détail ses peintures de l’autel d’Issenheim. À l’aide de nombreux exemples, l’article montre pourquoi Grünewald fut considéré par Huysmans comme un artiste génial et tout à fait original. Un autre grand admirateur de l’œuvre de Grünewald, le philosophe allemand juif Constantin Brunner, a préconisé la division des artistes et penseurs géniaux en « actifs » et « passifs ». La méthodologie brunnerienne permet de mieux comprendre l’intuition infaillible de Huysmans dans ses jugements sur les œuvres d’art et de littérature.Huysmans sur Grünewald: « sauvage de génie » et « le plus forcené des réalistes et des idéalistes », sur son œuvre: « le prototype exaspéré de l’art »; « la conversion de Huysmans du naturalisme au mysticisme », « le génie actif et passif » selon Constantin Brunner |
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