La vision de la ville par les impressionnistes et par Caillebotte

La foi profonde de Renoir, Monet, Pissarro et Sisley dans le progrès, leur vision positiviste, leur permettent de donner une image parfaitement optimiste de l’espace urbain parisien. Ces « pionniers de la modernité », les premiers à représenter sereinement des scènes de la vie contemporaine, sont pr...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/bcrfj,
Autore principale: Goldberg, Itzhak
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem 2013
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La foi profonde de Renoir, Monet, Pissarro et Sisley dans le progrès, leur vision positiviste, leur permettent de donner une image parfaitement optimiste de l’espace urbain parisien. Ces « pionniers de la modernité », les premiers à représenter sereinement des scènes de la vie contemporaine, sont probablement aussi les derniers à croire en une évolution sans heurts.À l’instar de Degas ou Manet, Caillebotte est, l’histoire nous l’a prouvé, plus lucide. Le Paris qu’il figure n’est pas un espace saturé de communications ou de foules qui flânent sur les boulevards mais un vide où évoluent des inconnus, étrangers les uns aux autres. La collision et l’hétérogénéité des espaces urbains, l’impossibilité d’en donner une image unifiée, le sentiment de vertige contredisent l’apparente régularité de l’ordre urbain. L’œuvre de Caillebotte nous permet ainsi de percevoir les signes encore discrets de l’inhumanité des métropoles modernes. Le caractère mélancolique de ses toiles indique que la modernité de la ville haussmannienne est déjà perçue avec un regard nostalgique.