Representing the Israeli-Palestinian conflict

Cette présentation propose un parcours historique des questions majeures que pose l’étude des représentations du conflit israélo-palestinien dans le monde occidental, en évoquant aussi les différences internationales, singulièrement entre les médias et les opinions publiques américaines d’une part,...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/bcrfj,
Huvudupphovsman: Bourdon, Jérôme
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Anglais
Publicerad: Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem 2013
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Cette présentation propose un parcours historique des questions majeures que pose l’étude des représentations du conflit israélo-palestinien dans le monde occidental, en évoquant aussi les différences internationales, singulièrement entre les médias et les opinions publiques américaines d’une part, européennes d’autre part. Elle part de l’image favorable dont Israël a longtemps bénéficié dans le monde occidental après la création de l’État en 1948, à la notable exception du monde communiste et de ses médias. Cette “israélophilie”, au moins apparente, peut s’expliquer par la vague de sympathie née après le génocide, par l’identification d’Israël à un État européen dans une zone du monde “à civiliser”, par des alliances diplomatiques… À partir de 1967, les médias occidentaux ont adopté une position plus critique. L’occupation des territoires, identifiée à la colonisation désormais condamnable, la sympathie pour la cause palestinienne devenue peu à peu le “bon combat” pour la gauche et singulièrement la gauche radicale, la montée du fondamentaliste religieux en Israël (spécialement pour une Europe très laïque) constituent des facteurs explicatifs. Le retour du refoulé antisémite sous forme d’anti-israélisme doit aussi être considéré. Pour les correspondants, l’occupation, avec ses images de civils palestiniens face à une armée puissante, remplace le narratif héroïque du nouvel État. Enfin, peut-être sommes-nous entré, depuis 2005, dans une phase plus incertaine. Certains facteurs sont défavorables aux Palestiniens : ainsi la montée internationale de l’Islam radical associés aux attentats suicide, la division entre Gaza et la Cisjordanie. Israël recueille toujours la sympathie américaine, mais en Europe, l’étude de l’opinion publique à long terme suggère que la part des indifférents au conflit s’accroit, même si les minorités de public militants et diasporiques continuent de suivre le conflit (et de surveiller les médias) avec passion.