Affinités électives et singularité : la collection de Werner von Haxthausen
Une soixantaine d’années avant la parution de la collection marquante de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray (Trente mélodies de Grèce et d’Orient), l’annexe musicale de la collection des Griechische Volkslieder (1814) était la première attestation de l’intérêt systématique que le philhellénisme europé...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2022
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Une soixantaine d’années avant la parution de la collection marquante de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray (Trente mélodies de Grèce et d’Orient), l’annexe musicale de la collection des Griechische Volkslieder (1814) était la première attestation de l’intérêt systématique que le philhellénisme européen allait porter à la chanson populaire grecque (texte et musique). C’était le résultat du projet (pas seulement) herdérien de Werner von Haxthausen, homme d’action antinapoléonien, noble nostalgique de l’Ancien Régime, adversaire du nouvel esprit bourgeois et érudit avide de connaissances très variées. Les 18 chansons dans l’annexe de sa collection (dont 14 harmonisées) sont présentées ici pour la première fois avec les 5 chansons (toutes harmonisées) que son collaborateur Leopold Schefer fit publier en 1823, ainsi qu’une lettre de Haxthausen à Goethe dans laquelle il expose sa réflexion de collectionneur, qu’on peut par ailleurs qualifier de « herdérisme pessimiste ». La collection de Haxthausen, restée inédite pendant plus d’un siècle (jusqu’en 1935), nous ramène dans les premières années de cette effervescence du génie allemand qui conduira à la valorisation de la culture populaire en dehors de l’emprise de la Bildung bourgeoise – par les Stürmer und Dränger (Goethe, Herder, Bürger), les frères Grimm, ainsi que les mouvements romantiques, surtout dans leurs versions heidelbergoise (Brentano, Arnim, Görres) et nurembergoise (Wackenroder, Tieck). Les familles apparentées de Haxthausen et de Droste-Hülshoff jouèrent un rôle décisif dans ce premier essor du folklorisme et de l’historisme allemands. |
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