Le problème du remariage religieux
À partir de 1792, la coexistence inédite des mariages civils et religieux en France, à laquelle s’ajoute la possibilité nouvelle du divorce civil, donnent lieu à des situations personnelles inextricables. Alors que les tribunaux diocésains, compétents en matière matrimoniale, ne fonctionnent plus de...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | À partir de 1792, la coexistence inédite des mariages civils et religieux en France, à laquelle s’ajoute la possibilité nouvelle du divorce civil, donnent lieu à des situations personnelles inextricables. Alors que les tribunaux diocésains, compétents en matière matrimoniale, ne fonctionnent plus depuis les débuts de la Révolution, le cardinal Caprara, légat pontifical a latere entre 1801 et 1808 à Paris, reçoit des milliers de lettres émanant d’ecclésiastiques et de laïcs qui lui exposent leurs problèmes conjugaux. On s’intéressera ici au problème du mariage religieux au début de la période concordataire, à partir d’un ensemble constitué de 50 de ces pétitions, émanant de laïques mariés une première fois, civilement ou religieusement, puis séparés ou divorcés, et qui souhaitent obtenir la bénédiction religieuse d’une nouvelle union avec un autre conjoint, ce qui est en principe impossible, en raison de l’indissolubilité du mariage catholique, sauf en cas de constatation de nullité de l’union par l’Église, ou de dispense. Cette étude montre d’abord l’imbrication complexe des situations matrimoniales due au contexte révolutionnaire, et les incompatibilités entre les deux types de mariage civil et religieux. Elle s’intéresse ensuite aux raisons invoquées et aux stratégies mises en place par les demandeurs pour se remarier religieusement. L’exposition des situations personnelles et la formulation des requêtes révèlent à la fois la confusion ou l’ignorance des protagonistes quant à la non coïncidence ou à l’imbrication des règles civiles et religieuses. Elle met également en lumière la complexité des parcours individuels, qui fournissent une documentation très riche à l’historien de la vie privée et de la famille. |
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