Dans l’atelier d’un auteur des revues. Réflexions sur la technique des revues basées sur les archives de Dimitri Yannoukakis
Cet article propose une première exploration systématique du fonds d’archives de Dimitri Yannoukakis (1899-1974), figure majeure de la revue grecque de l’entre‑deux-guerres. S’appuyant sur un corpus récemment numérisé de manuscrits, dactylogrammes, chansons et numéros isolés, l’étude interroge les c...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2026
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article propose une première exploration systématique du fonds d’archives de Dimitri Yannoukakis (1899-1974), figure majeure de la revue grecque de l’entre‑deux-guerres. S’appuyant sur un corpus récemment numérisé de manuscrits, dactylogrammes, chansons et numéros isolés, l’étude interroge les conditions matérielles et esthétiques de l’écriture de la revue en Grèce, un genre marqué par l’absence quasi totale de textes publiés et par une forte dépendance à la performance scénique, à l’improvisation, à la musique et à la scénographie. À travers une approche archivistique et historico-théâtrale, l’article met en lumière les pratiques de réécriture, de recyclage et d’adaptation des numéros, révélant une dramaturgie modulaire attentive à la réception du public, aux contraintes de la censure et aux conjonctures politiques. Une attention particulière est accordée à la satire politique, centrale dans les années de relative liberté (1928-1931), puis progressivement codée sous la pression croissante de l’État, notamment durant la dictature de Metaxas. Enfin, l’étude replace l’œuvre de Yannoukakis dans le contexte de la culture populaire urbaine, en soulignant ses liens avec le théâtre d’ombres, l’opérette et le spectacle de variétés, et en revalorisant la revue comme espace de création collective, de négociation politique et d’innovation esthétique. |
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