Les réalités de la traite des femmes pour les autorités marseillaises, 1905‑1939
Dès les premières années du xxe siècle, la perception de la prostitution mute vers une nécessité de réprimer le transport de femmes à l’étranger. Tout un dispositif juridique international se met en place et contraint les autorités locales à adapter leur surveillance. Marseille, port de commerce et...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2026
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dès les premières années du xxe siècle, la perception de la prostitution mute vers une nécessité de réprimer le transport de femmes à l’étranger. Tout un dispositif juridique international se met en place et contraint les autorités locales à adapter leur surveillance. Marseille, port de commerce et de plaisance, sera un lieu de départ de nombreux navires transportant des femmes qui souhaitent, ou non, se livrer à la prostitution à l’étranger. Les pays concernés par la traite au départ des Bouches-du‑Rhône sont le Mozambique, les États‑Unis, le Brésil, la Turquie, le Liban, l’Égypte, et l’Algérie. La police des chemins de fer, notamment, sera particulièrement attentive au phénomène de traite et produit dès lors un certain nombre d’archives à ce sujet. Cette contribution se propose donc de rendre visible la manière dont les autorités locales rendent compte du phénomène de la traite des femmes et des enfants durant la première moitié du xxe siècle. Bien que les données archivistiques relatives à la traite des femmes entre 1905 et 1914 ne sont pas prolifiques, à compter de la ratification par la France en 1926 de la convention internationale pour la répression de la traite des femmes et des enfants, le nombre d’archives sur cet évènement historique permet d’en dessiner les contours. Néanmoins, les confusions liées à l’interprétation de la notion par les autorités locales ne permettent pas de systématiser le phénomène de la traite. |
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