Saisir les circulations illicites à Marseille au début du xxe siècle
Étudier l’histoire des mondes criminels marseillais est d’abord se confronter à des récits historiques destinés au grand public qui ont fait de la « traite des Blanches », selon l’expression employée à la fin du xixe siècle, un catalyseur de croissance internationale du « milieu marseillais ». Il es...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2026
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Étudier l’histoire des mondes criminels marseillais est d’abord se confronter à des récits historiques destinés au grand public qui ont fait de la « traite des Blanches », selon l’expression employée à la fin du xixe siècle, un catalyseur de croissance internationale du « milieu marseillais ». Il est stimulant de faire la généalogie de ce « grand récit », qui mène, du grand reportage des années 1930 aux représentations des bas‑fonds et de la haute pègre internationale du xixe siècle, à l’aune des mutations récentes de l’historiographie. Croisant approche des migrations internationales, du travail, du genre et de l’impérialisme, cette nouvelle approche du secteur du sexe tarifé à l’échelle globale fournit un cadre propice à déployer l’histoire des trafics illicites à l’échelle transnationale, notamment depuis Marseille, port majeur en Méditerranée pour les échanges marchands et les courants migratoires, et plusieurs pistes de recherche sont ébauchées, pour des travaux qui viendront ouvrir de nouveaux pans du savoir sur son histoire, en particulier à l’échelle de la vie quotidienne dans les espaces portuaires et des flux de passagers qui les traversent. |
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