De la catégorie imaginée à la catégorie institutionnelle
Lorsque les érudits utilisent à tort le terme « basilien » pour désigner le monachisme byzantin, ils se réfèrent sans le savoir à un cas hautement documenté par les sources médiévales, mais fautif. En effet, il n’y avait pas plus de « règle de saint Basile » que d’« ordre de saint Basile » dans le m...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2024
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Lorsque les érudits utilisent à tort le terme « basilien » pour désigner le monachisme byzantin, ils se réfèrent sans le savoir à un cas hautement documenté par les sources médiévales, mais fautif. En effet, il n’y avait pas plus de « règle de saint Basile » que d’« ordre de saint Basile » dans le monachisme byzantin mais, pendant des décennies, du xiiie au milieu du xve siècle, ces mêmes expressions ont couvert les réalités monastiques byzantines et, plus spécifiquement, italo-byzantines, sous des catégories occidentales. Cet article décrit les modalités et les étapes de cette histoire « nominaliste », qui a participé à la construction de l’Église occidentale de langue latine à partir de la première mention de la Regula S. Basilii dans la documentation latine au vie siècle. Les usages lexicaux et les réalités institutionnelles ont convergé pour la première fois au milieu du xve siècle, lorsqu’un véritable Ordo S. Basilii a vu le jour grâce à l’implication active du cardinal Bessarion, dont la vie et la carrière ont constitué un pont entre les chrétientés occidentale et orientale. Il reste encore beaucoup d’études à faire pour avoir une vue complète de cette longue, complexe et riche histoire, qui a influencé la politique papale d’inclusion institutionnelle des Églises orientales à l’époque moderne. |
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