De nouvelles formes d’écriture en Mésopotamie ottomane

Deux récits arabes sont édités, traduits et commentés ici pour la première fois. Dans le premier, le prêtre chaldéen ʿAbd al‑Aḥad décrit les étapes de son voyage aller‑retour de presqu’un an (octobre 1707-juin 1708) entre sa région natale d’Amid/Diyarbakır et la Terre sainte. Le second, plus court e...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/bchmc,
Autor principal: Croq, Alice
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain 2024
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Deux récits arabes sont édités, traduits et commentés ici pour la première fois. Dans le premier, le prêtre chaldéen ʿAbd al‑Aḥad décrit les étapes de son voyage aller‑retour de presqu’un an (octobre 1707-juin 1708) entre sa région natale d’Amid/Diyarbakır et la Terre sainte. Le second, plus court et plus factuel, offre le bilan des morts de la peste dans la région de Diyarbakır en 1712. Ils délivrent nombre d’informations démographiques, historiques, linguistiques et toponymiques. En outre, ils présentent un intérêt au‑delà de leur contenu, en ce qu’ils n’ont pas d’équivalent dans la tradition littéraire prémoderne des chrétiens de Syrie-Mésopotamie. Cet article entend montrer que les deux textes composés par ʿAbd al‑Aḥad sont les éloquents témoins d’évolutions qui s’effectuent tant sur le plan littéraire que sur le plan codicologique. Ces évolutions ont lieu dans le contexte particulier du xviie et du xviiie siècle, qui voient l’affirmation d’Églises orientales placées sous l’autorité de Rome. Ces deux récits « personnels » nourrissent ainsi de nouvelles interrogations sur le rôle que jouèrent respectivement la confession et les pratiques culturelles sur la manière de consigner l’histoire.