Des torpilles aux cuirassés
La crise d’Orient de 1875-1878 a rendu possible, pour la première fois au xixe s., le démantèlement de l’Empire Ottoman et a donné à la Grèce l’élan nécessaire à la mise en œuvre de son réarmement naval. Fluctuante au gré de l’évolution des idées sur le caractère d’une guerre éventuelle avec la Turq...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2024
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La crise d’Orient de 1875-1878 a rendu possible, pour la première fois au xixe s., le démantèlement de l’Empire Ottoman et a donné à la Grèce l’élan nécessaire à la mise en œuvre de son réarmement naval. Fluctuante au gré de l’évolution des idées sur le caractère d’une guerre éventuelle avec la Turquie, la politique du réarmement de la flotte hellénique se focalise initialement sur les torpilleurs et les petits vaisseaux avant d’adopter les cuirassés à la fin des années 1880. L’entreprise française Forges et Chantiers de la Méditerranée devient le principal fournisseur des nouvelles unités de la flotte, notamment des cuirassés.La stratégie de l’entreprise, qui se caractérise par son expansion vers les marchés étrangers, se heurte aux contraintes de la politique étrangère de la Grèce, aux aléas des rivalités politiques internes et des difficultés financières du pays, et aux changements constants de la technologie contemporaine, notamment dans les secteurs des constructions navales et de l’artillerie. Cet article analyse ces facteurs imbriquéset conclut que le retard important dans le processus de réarmement naval de la Grèce est principalement imputable à des facteurs technologiques. |
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