Le Laurium au temps d’Hilarion Roux (1864‑1883)
Dans la fièvre minéro-métallurgique qui touche la Grèce au cours des années 1860-1880, décennies marquées par les débuts de son processus d’industrialisation, les entreprises françaises ont joué un rôle premier et déterminant, notamment les deux firmes qui étaient engagées dans la filière du plomb s...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bchmc, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Bulletin de correspondance hellénique moderne et contemporain
2024
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans la fièvre minéro-métallurgique qui touche la Grèce au cours des années 1860-1880, décennies marquées par les débuts de son processus d’industrialisation, les entreprises françaises ont joué un rôle premier et déterminant, notamment les deux firmes qui étaient engagées dans la filière du plomb sur le site du Laurium : la société Hilarion Roux & Cie et la Compagnie française des mines du Laurium. Le but de cet article de se pencher sur les défis techniques et organisationnels que les deux entreprises ont dû relever pour mettre en place des productions dans un pays alors doté de peu de ressources pour en assurer le succès. Pour rendre compte de ce challenge, l’attention est portée sur les stratégies industrielles des deux sociétés et leur gestion des deux facteurs de production, avec le capital d’un côté, à travers l’installation des outils et des procédés de production, et le travail de l’autre, à travers la mobilisation d’une main-d’œuvre et d’un personnel d’encadrement capables de répondre aux objectifs productifs.Ces stratégies fondées sur la circulation des capitaux, des hommes et des savoir‑faire dans une Europe méditerranéenne aux riches potentialités dans la filière du plomb ont été couronnées de succès en termes d’installation d’équipements industriels et de capacités de production. La réussite rencontrée par les deux entreprises françaises représentait‑elle pour autant une chance pour l’industrie grecque ? Le succès français dans la minéro-métallurgie du site du Laurium amène en effet à poser in fine la question des retombées au niveau local. Les résultats sont ici beaucoup plus mitigés, avec une absence d’effets industrialisants qui est cependant moins due aux stratégies développées par les deux entreprises françaises qu’aux caractéristiques intrinsèques de l’économie grecque du dernier tiers du xixe siècle. |
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