Et si Diane n’était pas lesbienne ?

L’histoire des collections du Musée impérial, aujourd’hui Musée archéologique d’Istanbul, est extrêmement lacunaire pour ce qui est des premières décennies de son existence. Il est possible toutefois de combler ces lacunes ou de corriger de nombreuses erreurs en ayant recours de manière systématique...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/bch,
Autor Principal: Eldem, Edhem
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Bulletin de correspondance hellénique 2019
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L’histoire des collections du Musée impérial, aujourd’hui Musée archéologique d’Istanbul, est extrêmement lacunaire pour ce qui est des premières décennies de son existence. Il est possible toutefois de combler ces lacunes ou de corriger de nombreuses erreurs en ayant recours de manière systématique à une documentation contemporaine restée inexploitée jusqu’ici. C’est notamment le cas d’une célèbre statue d’Artémis, cataloguée comme provenant de Lesbos vers 1865, mais dont nous pouvons désormais dire avec certitude qu’elle fut découverte en 1844 au lieu‑dit des « Bains de Diane » (Halkapınar) dans les environs de Smyrne. Cette enquête devient aussi l’occasion de retracer la « biographie » de cet objet, longuement étudié et admiré par Salomon Reinach, et de proposer une relecture des interprétations et commentaires dont il fut l’objet.