Pour une histoire « locale » de la Vénus de Milo
La Vénus de Milo a fait couler beaucoup d’encre, notamment en France, où les circonstances de sa découverte et de son acquisition en 1820 et d’interminables discussions sur qui, de Voutier, Marcellus, Brest ou Dumont d’Urville, y avait le plus contribué ont mobilisé les plus grandes plumes. Toutefoi...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/bch, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Bulletin de correspondance hellénique
2025
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La Vénus de Milo a fait couler beaucoup d’encre, notamment en France, où les circonstances de sa découverte et de son acquisition en 1820 et d’interminables discussions sur qui, de Voutier, Marcellus, Brest ou Dumont d’Urville, y avait le plus contribué ont mobilisé les plus grandes plumes. Toutefois, la dimension « locale » de cet événement a généralement été réduite aux observations de témoins contemporains, presque tous français, lorsqu’elle n’était pas tout simplement ignorée, avec pour résultat un récit fortement eurocentré, voire francocentré. Ceci est d’autant plus surprenant que le dossier d’œuvre de la statue au Louvre contient une copie d’un document ottoman bilingue – grec et turc – concernant cette affaire et dont on retrouve des traductions remontant jusqu’à 1820 dans plusieurs fonds d’archives de France. Si ces sources inédites ne peuvent prétendre modifier radicalement nos connaissances sur le sujet, leur examen systématique permet néanmoins de porter un regard critique sur l’événement, de combler en partie les lacunes historiographiques du « grand » récit et de retracer la surprenante histoire d’un document dont l’original reste encore à découvrir. |
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