Une plaque de terre cuite trouvée à Thasos (BCH 139‑140.1, 2015‑2016, p. 43‑65)
Une lettre en grec ionien, gravée sur une tablette d’argile cuite et datant probablement du milieu du ve siècle av. J.‑C. (un peu avant plutôt qu’après 450), a été trouvée à Thasos. Elle a été publiée par Natacha Trippé, puis par Madalina Dana, comme étant une lettre privée. Le texte étant conservé...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/bch, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Bulletin de correspondance hellénique
2024
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Une lettre en grec ionien, gravée sur une tablette d’argile cuite et datant probablement du milieu du ve siècle av. J.‑C. (un peu avant plutôt qu’après 450), a été trouvée à Thasos. Elle a été publiée par Natacha Trippé, puis par Madalina Dana, comme étant une lettre privée. Le texte étant conservé de manière très incomplète, son interprétation est difficile. Cet article propose une nouvelle lecture et interprétation hypothétique ; le texte serait une lettre officielle par laquelle un magistrat de la polis Thasos, un certain Euarchos, ordonne à Echiōn fils d’Artymokleēs de célébrer la fête prochaine de Zeus Patrōios et justifie son ordre (malheureusement, la partie de la lettre contenant la justification est perdue). Si cette lecture est correcte, la lettre est une preuve de l’existence d’un culte civique de Zeus Patrōios à Thasos. En outre, on peut comprendre ainsi pourquoi la tablette d’argile a été cuite : le caractère officiel de la lettre exigeait qu’elle soit conservée en permanence et de façon inaltérable. On savait, grâce à des inscriptions gravées sur des bornes trouvées dans le Thesmophorion de Thasos ou (dans un cas) provenant de là, que quelques‑unes des patrai thasiennes vénéraient Zeus Patrōios, c’est‑à‑dire « Zeus de la famille », comme étant leur dieu. Désormais, on peut faire le constat que la communauté civique en tant qu’ensemble célébrait une fête en l’honneur de ce dieu. Elle le concevait sans doute comme étant le père de cette grande famille qu’était la polis. Le présent article soutient que les patrai thasiennes étaient des subdivisions des phylai. L’existence de ces dernières ressort d’une inscription qui mentionne les Geleontes. |
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