Voyageuse suspecte. L’expérience d’une chercheuse porteuse de stigmates
Cet article aborde ma condition de chercheuse porteuse de stigmates et mes difficultés à pouvoir entrer dans mon terrain de recherche doctorale, mené en Cisjordanie entre 2011 et 2014, et consacré à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine urbain palestinien. A travers une analyse du fra...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Bulletin de l’association de géographes français
2022
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article aborde ma condition de chercheuse porteuse de stigmates et mes difficultés à pouvoir entrer dans mon terrain de recherche doctorale, mené en Cisjordanie entre 2011 et 2014, et consacré à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine urbain palestinien. A travers une analyse du franchissement de l’aéroport Ben-Gourion en Israël, passage redouté où se jouent l’arbitraire et l’incertitude, pouvant déboucher sur des interrogatoires avec des agents de sécurité israélienne, je présenterai d’abord les micro-stratégies anticipées ou spontanées que j’ai mises en place dans le but d’échapper aux catégorisations à l’aéroport. Puis je développerai deux passages au cours desquels j’ai été interrogée, avec la crainte que mon engagement militant passé soit découvert et que je sois expulsée. Le risque d’une interruption de ma recherche si je ne devais plus y avoir accès, m’a conduit à des choix méthodologiques, entre précaution et résignation, veillant à la fois à me protéger et à ne pas porter préjudice aux enquêtés. |
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