Crise, canular et dystopie en Équateur : le documenteur Un secreto en la caja de Javier Izquierdo (2016)

Une vaste production culturelle posant la question de l’invisibilité du pays sur la scène internationale décrit l’Équateur comme un pays impossible en tant que pays de la ligne imaginaire - la ligne équinoxiale à laquelle il doit son nom -, celle qu’on ne voit pas et, par conséquent, qui n’existe pa...

Fuld beskrivelse

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/bagf,
Hovedforfatter: Sinardet, Emmanuelle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Bulletin de l’association de géographes français 2021
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Une vaste production culturelle posant la question de l’invisibilité du pays sur la scène internationale décrit l’Équateur comme un pays impossible en tant que pays de la ligne imaginaire - la ligne équinoxiale à laquelle il doit son nom -, celle qu’on ne voit pas et, par conséquent, qui n’existe pas. L’Équatorien emblématique de cette invisibilité est la figure de Marcelo Chiriboga, le plus grand écrivain du pays aux côtés des grands auteurs du boom latino-américain, qui n’a jamais existé, objet du documenteur Un secreto en la caja (Un secret dans la boîte) réalisé par Javier Izquierdo en 2016. Le documenteur repose sur le trucage, le photomontage et le « bidonnage » pour créer une nouvelle vérité, à la manière des « faits alternatifs ». En l’occurrence, à travers la biographie de Chiriboga, le dispositif annonce une crise ultime et définitive, écho des progressives pertes territoriales depuis l’Indépendance, une dystopie absolue : le dépeçage du territoire national et, ce faisant, la disparition même de l’Équateur.