La place des filles dans les débats sur l’agriculture familiale au Brésil
« Pour les jeunes filles le choix entre “campagne et ville” ne constitue pas seulement un choix de lieu de vie mais un jeu de relation entre “dépendance et indépendance”. » C’est par cette phrase que le sociologue de la jeunesse Valmir Stropasolas, qui a essentiellement travaillé sur les enfants et...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Bulletin de l’association de géographes français
2018
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | « Pour les jeunes filles le choix entre “campagne et ville” ne constitue pas seulement un choix de lieu de vie mais un jeu de relation entre “dépendance et indépendance”. » C’est par cette phrase que le sociologue de la jeunesse Valmir Stropasolas, qui a essentiellement travaillé sur les enfants et les jeunes ruraux du Sud du Brésil, résume l’alternative face à laquelle se trouvent les filles des agriculteurs familiaux dans cette région du pays. Par une revue bibliographique et des témoignages récoltés sur le terrain au cours d’un travail de master, cet article propose une lecture de la place actuelle des filles dans les débats sur l’agriculture familiale dans une région du Brésil où celle-ci est encore prédominante. Partant du constat de la masculinisation des communautés rurales, nous verrons quels sont les différents aspects de la vie des filles, comment leur rôle est nié dans la propriété familiale (travail, décisions, héritage) et comment elles sont marginalisées dans la société rurale (socialisation, loisirs, reconnaissance). Cela nous amènera à nous demander si le départ en ville est pour elles un problème ou une solution, et quelles alternatives locales émergent. |
|---|