Le Projet de l’Anatolie du Sud-Est (GAP) dans son contexte national turc et régional moyen-oriental

Le bassin du Tigre et de l’Euphrate est caractérisé par un transfert massif de ressources hydriques depuis un cadre montagneux vers la plaine mésopotamienne, par l’étagement des groupes ethniques, Turcs et Persans à l’amont, Kurdes en position intermédiaire et Arabes en aval et par son découpage pol...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/bagf,
Auteurs principaux: Bazin, Marcel, Tapia, Stéphane de
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Bulletin de l’association de géographes français 2018
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le bassin du Tigre et de l’Euphrate est caractérisé par un transfert massif de ressources hydriques depuis un cadre montagneux vers la plaine mésopotamienne, par l’étagement des groupes ethniques, Turcs et Persans à l’amont, Kurdes en position intermédiaire et Arabes en aval et par son découpage politique récent entre quatre États qui ont chacun mené leur propre politique de l’eau. La Turquie a ainsi mobilisé les eaux de l’amont du bassin dans le Projet de l’Anatolie du Sud-Est (GAP), ambitieux programme de développement intégré, à partir de 22 barrages, de la partie la plus pauvre du pays coïncidant avec l’aire de peuplement kurde. Les résultats obtenus restent fragilisés par la guérilla du PKK et sa répression par l’armée à l’intérieur et par la situation internationale : les États de l’aval, Syrie et Irak, ont lutté pour revendiquer des volumes d’eau plus importants, avant de sombrer dans la guerre civile et la fragmentation qui en résulte.