Le retour du naturel : regards insulaires à partir de l’archipel des Galapagos et des petites îles de Méditerranée
La géographie s’est construite par la multiplication d’approches épistémologiques, ce qui a conduit à une scission entre géographie physique et humaine au milieu du XXè siècle. Cette histoire est retracée en insistant sur les relations entre géographie, sciences naturelles et politiques de conservat...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
|---|---|
| Main Authors: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Bulletin de l’association de géographes français
2019
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La géographie s’est construite par la multiplication d’approches épistémologiques, ce qui a conduit à une scission entre géographie physique et humaine au milieu du XXè siècle. Cette histoire est retracée en insistant sur les relations entre géographie, sciences naturelles et politiques de conservation à l’aune de l’insularité ; les îles ayant occupé une place centrale dans la construction de ces savoirs et l’élaboration de ces politiques. La persistance du discours naturaliste dans les politiques environnementales est précisée malgré l’apparition du mouvement intégrateur caractéristique du développement durable. Ensuite, par une étude comparative de deux terrains - l’archipel des Galapagos et les petites îles de Méditerranée – est décrite la (re)mobilisation de ce discours par des acteurs scientifiques et politiques. Enfin, la longue immersion des auteurs dans les milieux naturalistes et leur participation à des projets opérationnels, pointent les limites de l’intégration de la géographie comme sciences humaines pour dépasser le modèle conservationniste, alors que cette discipline apparaît l’une des plus à même de construire une voie alternative au naturalisme. |
|---|