La naissance d’Hérodote : une création audacieuse
En 2016 Hérodote fêtera son 160e numéro. Qui l’eut dit, qui l’eut cru en 1976 ? Les débuts furent en effet difficiles à cause de l’hostilité de nombreux géographes qu’ils soient de gauche ou de droite. La naissance d’Hérodote doit beaucoup au climat intellectuel du Centre expérimental de Vincennes (...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Bulletin de l’association de géographes français
2018
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En 2016 Hérodote fêtera son 160e numéro. Qui l’eut dit, qui l’eut cru en 1976 ? Les débuts furent en effet difficiles à cause de l’hostilité de nombreux géographes qu’ils soient de gauche ou de droite. La naissance d’Hérodote doit beaucoup au climat intellectuel du Centre expérimental de Vincennes (devenu université Paris 8), à un éditeur, François Maspero, et à la dénonciation par Yves Lacoste, grâce à son raisonnement géographique, de la stratégie américaine du bombardement des digues dans le delta du Fleuve Rouge. « La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre » était démontré. L’équipe d’Hérodote est dès l’origine convaincue que le raisonnement géographique est efficace quand il associe facteurs physiques et facteurs humains, et refuse de qualifier la géographie de science sociale. En 1981, c’est avec un article d’Yves Lacoste consacré à la réhabilitation de l’œuvre géographique d’Elisée Reclus que la géopolitique devient un axe central de la revue. Après avoir suscité le rejet horrifié de quelques géographes dont Roger Brunet, la géopolitique s’est imposée comme partie prenante de la géographicité. |
|---|