L’évolution des stratégies de contrôle des risques urbains aux États-Unis
L’image répressive des États‑Unis repose sur des méthodes policières brutales envers les minorités raciales, des taux massifs d’incarcération, l’usage de la peine de mort. La prégnance de la peur et des paniques collectives dans la culture américaine appelle des demandes de protection que les élus l...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Bulletin de l’association de géographes français
2018
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’image répressive des États‑Unis repose sur des méthodes policières brutales envers les minorités raciales, des taux massifs d’incarcération, l’usage de la peine de mort. La prégnance de la peur et des paniques collectives dans la culture américaine appelle des demandes de protection que les élus les plus démagogues satisfont en politisant la question de la sécurité. Si les villes américaines ne brûlent plus, l’exil des classes moyennes dans des résidences sécurisées et dans les banlieues, les transformations en consommateurs de minorités raciales accédant aux classes moyennes et le dépeuplement des ghettos y contribuent largement ; mais cela ne rend pas l’ensemble de la ville sûre pour autant. Si la sécurité comme technologie politique a été consolidée depuis le 11 septembre 2001, on assiste dans nombre d’États à d’importantes mutations sous l’effet de l’endettement des États et des décisions de justice : approches policières contraintes de respecter les droits, désincarcération des détenus non-violents et moratoires sur la peine de mort. La co‑production de la sécurité fait appel à de nouvelles formes de gouvernance incluant les citoyens. |
|---|