Des déplacements à la stratification des mobilités ? L’expérience du métro à Manille
La mise en service du métro aérien en 1984 dans l’agglomération capitale des Philippines parachevait le projet urbain « de modernité » de Ferdinand Marcos. Cette infrastructure littéralement apposée sur la ville amène un questionnement multiple relevant de sa capacité à générer du territoire, et ce,...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/bagf, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Bulletin de l’association de géographes français
2018
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La mise en service du métro aérien en 1984 dans l’agglomération capitale des Philippines parachevait le projet urbain « de modernité » de Ferdinand Marcos. Cette infrastructure littéralement apposée sur la ville amène un questionnement multiple relevant de sa capacité à générer du territoire, et ce, dans le contexte urbain de Manille et des communes alentours en proie à l’insularité urbaine. L’environnement économique récent et surtout l’augmentation du prix du carburant ont renforcé l’attractivité du métro dans les déplacements des Manillais. Le métro, par nécessité, est désormais intégré au mode de vie urbain et certaines stations attirent à elles de nombreux projets immobiliers. Par rétroaction, le métro influe désormais sur les mutations urbaines en terme de transformation du bâti mais aussi au niveau de la mobilité au sens large. Ce moyen de transport contribue à une stratification de la mobilité pour de jeunes actifs ayant délaissé le rêve d’accès à la propriété dans les grandes périphéries résidentielles de la capitale. Les études de terrain réalisées à grande échelle permettent une analyse fine des secteurs et de la territorialisation en cours dans laquelle le métro n’est qu’un élément participatif. |
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