Distances et proximités dans l’organisation des épreuves de surf des Jeux olympiques de Paris 2024 à Teahupo’o en Polynésie française

À l’instar de l’école de la proximité [Bouba-Olga & Grossetti 2008, Gilly & Torre 2000, Dupuy & Burmeister 2003, Rallet & Torre 2005, Hamouda & Talbot 2018], qui met en évidence l’importance des proximités organisées, cet article s’est proposé d’éclairer les difficultés liées au...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/bagf,
Auteurs principaux: Delaplace, Marie, Dropsy, Vincent, Petit, Sylvain, Sahli, Mondher
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Bulletin de l’association de géographes français 2026
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:À l’instar de l’école de la proximité [Bouba-Olga & Grossetti 2008, Gilly & Torre 2000, Dupuy & Burmeister 2003, Rallet & Torre 2005, Hamouda & Talbot 2018], qui met en évidence l’importance des proximités organisées, cet article s’est proposé d’éclairer les difficultés liées au projet d’organisation des épreuves de surf de Teahupo’o à l’aune des distances géographique, organisationnelle et institutionnelle (culturelle) caractérisant ce projet. Outre la distance géographique par rapport au centre des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, nous montrons que l’organisation des épreuves de surf à Teahupo’o est caractérisée par des distances organisationnelles et institutionnelles significatives qui ont entravé le bon déroulement de l’organisation. Cet article permet ainsi de mettre en lumière les effets négatifs des distances organisationnelles et institutionnelles sous le prisme de l’école de la proximité. Il montre également comment une proximité temporaire [Torre 2008] entre les différentes parties prenantes concernées par un projet peut permettre d’apaiser les tensions. Il souligne surtout l’importance de la prise en considération de la distance culturelle, une forme particulière de distance institutionnelle. Au final, ce travail met en évidence combien la notion d’héritage des Jeux olympiques résulte d’une vision occidentalo-centrée.