Du « paysage d’eau » au « paysage de la submersion » dans l’estuaire de la Loire : se représenter l’environnement estuarien dans le cadre du changement climatique

Les estuaires sont particulièrement concernés par les submersions et inondations, en particulier dans une perspective d’élévation du niveau marin (ENM). Dans l’estuaire de la Loire, où de nombreux enjeux sont présents, une recherche au sujet des représentations socio-spatiales des acteurs et habitan...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/bagf,
Autor principal: Drouaud, Florian
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Bulletin de l’association de géographes français 2026
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les estuaires sont particulièrement concernés par les submersions et inondations, en particulier dans une perspective d’élévation du niveau marin (ENM). Dans l’estuaire de la Loire, où de nombreux enjeux sont présents, une recherche au sujet des représentations socio-spatiales des acteurs et habitants donne à voir le faible sentiment d’exposition face aux risques fluviomarins et à l’ENM. Ces représentations peuvent influencer les comportements des individus face aux menaces et ainsi augmenter la vulnérabilité des territoires estuariens. Dans ce contexte, si de multiples facteurs peuvent expliquer ce résultat, le rapport entretenu avec le paysage estuarien pourrait être une des variables déterminantes. À l’aide de données qualitatives et quantitatives, les résultats de cet article mettent en relief l’importance des relations avec un « paysage d’eau » inscrit lui-même dans un ensemble morphologique de basse altitude. Dans ce cadre, la distance à la rive et l’altitude perçue sont deux éléments qui semblent étayer l’hypothèse selon laquelle le rapport à l’environnement estuarien pourrait influencer le sentiment d’exposition. Dans la perspective du changement climatique, et parce qu’il existe des secteurs à risques, il convient de travailler au renforcement d’un imaginaire paysager impliquant le risque.