Voix rebelle(s) : minoration / re-création / révolution dans quatre romans de Toni Morrison
Le mouvement propre à la révolution anime l’œuvre de Toni Morrison pour qui l’écriture relève non seulement de la création mais aussi du politique. La langue est en effet chez elle un moyen de résistance et de libération face à l’hégémonie du discours majeur. À travers ses romans, elle met ainsi en...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/babel, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Babel
2020
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le mouvement propre à la révolution anime l’œuvre de Toni Morrison pour qui l’écriture relève non seulement de la création mais aussi du politique. La langue est en effet chez elle un moyen de résistance et de libération face à l’hégémonie du discours majeur. À travers ses romans, elle met ainsi en lumière la marge de la société américaine et offre une autre vision de l’Histoire portée par les personnages qu’elle met en scène. Minoration devient alors synonyme de (re-)création dans l’œuvre de Toni Morrison où l’auteure donne à entendre « [l]es éclats de la parole » [Glissant 121] de ceux qui luttent pour ne pas disparaître. L’écriture de Toni Morrison résonne ainsi de voix rebelles au travers desquelles l’auteure subvertit la langue majeure pour faire advenir « un devenir-autre de la langue » [Deleuze 15]. |
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