Assujettis, insoumis et contrôle de la pensée : la « guerre future » et ses conséquences dans Le Piège diabolique (1962), bande dessinée d’Edgar P. Jacobs

Dans l’épisode central du Piège diabolique (1962), le dessinateur belge Edgar P. Jacobs dépeint le monde tel qu’il l’imagine en l’an 5060, alors que l’un de ses héros, le professeur Mortimer, voyage dans le temps avec une machine inventée, puis déréglée par l’un de ses rivaux, avide de vengeance. La...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/babel,
Autor principal: Peirano, Pierre-François
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Babel 2019
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Resumo:Dans l’épisode central du Piège diabolique (1962), le dessinateur belge Edgar P. Jacobs dépeint le monde tel qu’il l’imagine en l’an 5060, alors que l’un de ses héros, le professeur Mortimer, voyage dans le temps avec une machine inventée, puis déréglée par l’un de ses rivaux, avide de vengeance. La planète, après avoir été ravagée par une guerre nucléaire, à la fin du XXIe siècle, est alors sous la férule d’un gouvernement totalitaire et cet épisode montre ainsi les conséquences d’une « guerre future », synonyme de régression pour l’humanité entière. Outre l’indéniable influence de romans d’anticipation, principalement ceux de H. G. Wells, la confiscation du progrès technique par une poignée d’hommes et le spectre d’une guerre nucléaire en constituent les principaux traits. Cependant, Jacobs tire également profit de la peinture de cet univers cauchemardesque pour transmettre un message d’espoir et d’humanisme, comme le montre la victoire finale des populations « assujetties », à laquelle Mortimer contribue grandement.