Images du poète en mollusque marin
Cette étude part de l’idée qu’il faut se diviser pour créer, et que tout poète se voit nécessairement comme un autre. J’examine trois poèmes américains écrits à cent ans d’écart où cet « autre » se trouve être un mollusque marin : O. Wendell Holmes se compare à un nautile, M. Moore à un argonaute, e...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/babel, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Babel
2016
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Cette étude part de l’idée qu’il faut se diviser pour créer, et que tout poète se voit nécessairement comme un autre. J’examine trois poèmes américains écrits à cent ans d’écart où cet « autre » se trouve être un mollusque marin : O. Wendell Holmes se compare à un nautile, M. Moore à un argonaute, et H.D. à un bivalve. Les trois poètes s’approprient un héritage culturel filtré par la coquille, et construisent une image d’eux-mêmes à travers un dialogisme interdiscursif (intentionnel ou non) et interlocutif et à travers une logique onirique engendrée par l’image du mollusque marin. Suivant Paul Valéry dans « L’homme et la coquille », je suggère que la coquille suscite des questions naïves, mais fondamentales (qui donc a fait ceci ? Pourquoi cet objet fut-il fait ?), questions indissolublement liées à toute réflexion sur l’éthos. |
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