Robert de Montesquiou en ses miroirs limpides

Dans la préface à l’édition définitive de ses recueils poétiques chez Georges Richard (1906), Robert de Montesquiou désigne Les Perles rouges comme le pivot de l’œuvre. À en croire l’écrivain, les sonnets historiques publiés en 1899 se distingueraient des premiers volumes, qui « paraissent avoir pou...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/babel,
Hlavní autor: Barde, Cyril
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Babel 2016
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Dans la préface à l’édition définitive de ses recueils poétiques chez Georges Richard (1906), Robert de Montesquiou désigne Les Perles rouges comme le pivot de l’œuvre. À en croire l’écrivain, les sonnets historiques publiés en 1899 se distingueraient des premiers volumes, qui « paraissent avoir pour mission de travailler eux-mêmes à la rédaction de notre moi ». Les Perles rouges signalerait alors le moment d’une ressaisie de l’éthos auctorial. Cet article tente de situer ce geste éditorial au sein des enjeux éthiques qui dominent la carrière littéraire de Robert de Montesquiou, durablement affectée par l’assimilation de l’écrivain au personnage de des Esseintes. S’il convient de relativiser les démarcations rétrospectives proposées par le poète, il s’agit de montrer en quoi les Perles rouges construit un éthos sensiblement différent de celui qui prévaut dans la majorité des recueils publiés par Montesquiou au cours des années 1890.