L’intermède de Marcel Broodthaers : pour une critique de l’hybride

L’hybride qualifie non seulement des productions artistiques revendiquant l’indéterminé mais il renvoie aussi et surtout aujourd’hui à des formes médiatiques normatives ; celles-ci ne répondent plus aux conventions du genre littéraire ou cinématographique. Cette difficulté de référer au genre, Marce...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/babel,
Yazar: Hillen, Sabine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Babel 2016
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L’hybride qualifie non seulement des productions artistiques revendiquant l’indéterminé mais il renvoie aussi et surtout aujourd’hui à des formes médiatiques normatives ; celles-ci ne répondent plus aux conventions du genre littéraire ou cinématographique. Cette difficulté de référer au genre, Marcel Broodthaers était sur le point de l’éprouver. Nous soulignons dans cet article que si les scènes cinématographiques et les autres décors de sa main font appel à l’intermédialité, telle qu’elle est définie par la critique, ces mêmes œuvres ne font pas encore appel à l’hybride. L’altérité y reçoit une place bien nette. L’intermède de Marcel Broodthaers, qui échappe à une forme précise, questionne, par le choc et le manque de signification, un public encore assuré de ses goûts. En revanche, l’hybride tel que Byung-Chul Han le conçoit, est le signe d’un manque d’immunité et de clôture. Il renvoie à des projets qui s’ouvrent à tous et à tout le monde sans parvenir à susciter une réaction d’immunité. Or, quand l’autre n’est pas reconnu dans son altérité, sa différence ne peut plus être instituée comme une signification.