Les « hauts états de la non-croyance » : « le langage de la religion » dans les essais de Montherlant (1925-1935)
Montherlant, dans ses essais, pour exposer une morale qui n’a rien de chrétien, mais qui cherche des « motifs d’élévation », utilise « le langage de la religion » : lexique, allusions, citations. Montherlant a parfois regretté les ambiguïtés d’une telle pratique, mais il la cultive : les religions l...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/babel, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Babel
2014
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Montherlant, dans ses essais, pour exposer une morale qui n’a rien de chrétien, mais qui cherche des « motifs d’élévation », utilise « le langage de la religion » : lexique, allusions, citations. Montherlant a parfois regretté les ambiguïtés d’une telle pratique, mais il la cultive : les religions l’exaltent et surtout il a été éduqué dans le catholicisme ; il en retient les préceptes qui s’accordent avec ceux de la sagesse à l’antique dont il se réclame. Dans ses essais, il décrit « un bel exemplaire humain », qu’incarnent par ailleurs ses personnages de roman ou de théâtre : un passionné qui se concentre dans ce qui est pour lui l’essentiel, un athée animé d’une exigence quasi religieuse, un chercheur d’absolu qui demeure « humain au possible », car, comme le montre son commentaire d’une toile du Greco, il n’y a pas chez Montherlant de rupture entre « l’humain » et « le surhumain », mais un mouvement de l’un à l’autre. |
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