Les enjeux d’une traduction éclairée : La dama colérica, o novia impaciente de María Rosa de Gálvez
Au XVIIIe siècle, la traduction connaît un essor notable en Espagne, notamment dans le domaine théâtral. Dans le cadre des Lumières, elle devient un vecteur de diffusion des idées éclairées et de renouveau littéraire, le français étant alors la langue la plus traduite. Un débat oppose la fidélité au...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Babel
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au XVIIIe siècle, la traduction connaît un essor notable en Espagne, notamment dans le domaine théâtral. Dans le cadre des Lumières, elle devient un vecteur de diffusion des idées éclairées et de renouveau littéraire, le français étant alors la langue la plus traduite. Un débat oppose la fidélité au texte original à l’adaptation au public cible, illustré par le concept de connaturalización. María Rosa de Gálvez représente cette pratique en adaptant des comédies françaises telles que La dama colérica, o novia impaciente (1806), traduction de La jeune femme colère (1804) de Charles-Guillaume Étienne. Son travail témoigne d’une tendance à l’intégration des œuvres étrangères dans la culture nationale. En modifiant de manière ciblée les personnages et leurs récits, elle s’inscrit par ailleurs dans la tradition protoféministe espagnole, tout en prolongeant le travail de penseurs tels que Benito Jerónimo Feijoo. |
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