L’An 5865 ou Paris dans quatre mille ans (1865). Hippolyte Mettais, un pionnier dans le champ décolonial ?
Si les années 1880 allaient être, pour la France comme pour les autres puissances, celles d’une colonisation pratiquée à grande échelle que ses partisans interprètent comme un regain de grandeur culminant dans le mythe de la Plus Grande France, exerçant son droit d’inventaire, la littérature livre à...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/babel, |
|---|---|
| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Babel
2023
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Si les années 1880 allaient être, pour la France comme pour les autres puissances, celles d’une colonisation pratiquée à grande échelle que ses partisans interprètent comme un regain de grandeur culminant dans le mythe de la Plus Grande France, exerçant son droit d’inventaire, la littérature livre à cet égard un constat plus critique, et ce, dès avant ces années charnières. C’est le cas d’un roman méconnu d’Hippolyte Mettais, L’An 5865 ou Paris dans quatre mille ans, qui tend à la France un miroir inversé. Par le biais du genre de l’anticipation, il inverse aussi le sens de l’aventure coloniale, provincialisant la Grande Nation et rebattant totalement les cartes de la géopolitique en un geste qui revêt une très nette valeur heuristique. |
|---|