Mare Nostrum : une frontière anthropophage dans Cannibales (1999) de Mahi Binebine

Mare nostrum n’est plus un espace de libre circulation, de partage et d’échange de cultures. C’est une muraille infranchissable, un tombeau maritime de despérados, victimes de la misère et de la désinsertion sociale dans leurs propres pays. Ces damnés des temps modernes sont contraints de « brûler »...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/babel,
第一著者: Benbella, Bouchra
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Babel 2021
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Mare nostrum n’est plus un espace de libre circulation, de partage et d’échange de cultures. C’est une muraille infranchissable, un tombeau maritime de despérados, victimes de la misère et de la désinsertion sociale dans leurs propres pays. Ces damnés des temps modernes sont contraints de « brûler » cette frontière aquatique insatiablement anthropophage, après avoir brûlé leur identité, dans l’espoir d’une vie meilleure. Partir se veut donc l’expression d’une difficulté existentielle et d’un profond désespoir qui les poussent à risquer la mort pour, peut-être, renaître dans un ailleurs euphorique. Nous allons essayer de montrer comment Mahi Binebine a, dans Cannibales, abordé cette tragédie humaine en réaction à l’apathie anesthésiante de certains journalistes vis-à-vis de ce sujet brûlant, en l’inscrivant dans une dimension littéraire par le recours à une esthétique de l’horreur comme procédé de conscientisation.