La Vienne de Bouveresse

Le propos de cet article est de montrer les subtiles variations de Jacques Bouveresse vis-à-vis des auteurs et philosophes autrichiens des années 1970 aux années 1990. Dans un premier temps, il récuse la thèse centrale de A. Janik et I. Toulmin, selon qui le Tractatus serait profondément influencé p...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/austriaca,
Príomhchruthaitheoir: Chauviré, Christiane
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Austriaca 2025
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Le propos de cet article est de montrer les subtiles variations de Jacques Bouveresse vis-à-vis des auteurs et philosophes autrichiens des années 1970 aux années 1990. Dans un premier temps, il récuse la thèse centrale de A. Janik et I. Toulmin, selon qui le Tractatus serait profondément influencé par la culture autrichienne du début du xxe siècle et notamment par Weininger. Pour Bouveresse les vrais influenceurs de Wittgenstein sont Frege et Russell, et leurs conceptions de la logique. Toutefois sa vision de Wittgenstein et du Tractatus varie avec le temps. Dans les années 1980 Bouveresse accrédite la thèse selon laquelle il existe une philosophie autrichienne qui va de Bolzano à Wittgenstein en passant par Brentano et ses élèves, comme Husserl et d’autres moins connus. Ce qui met cette philosophie autrichienne en position d’anticiper à la fois la philosophie analytique et la phénoménologie. Tous ces auteurs autrichiens sont reliés par des ressemblances de famille (au sens wittgensteinien). Mais, si Bouveresse se sent très autrichien au sens précédemment défini, il reste un penseur dans le paysage viennois, à savoir Freud auquel Bouveresse se mesure, en développant notamment les critiques que Wittgenstein lui adresse.