Le cercle autour de Hans Kelsen
Les cercles de Vienne, phénomène culturel particulier, ont marqué la culture viennoise pendant une trentaine d’années à partir de la fin du xixe siècle. Imprégnés par une réflexion épistémologique appliquée à la science, les cercles de Vienne étaient composés de philosophes, de mathématiciens et de...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/austriaca, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Austriaca
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les cercles de Vienne, phénomène culturel particulier, ont marqué la culture viennoise pendant une trentaine d’années à partir de la fin du xixe siècle. Imprégnés par une réflexion épistémologique appliquée à la science, les cercles de Vienne étaient composés de philosophes, de mathématiciens et de scientifiques. Le plus célèbre fut sans doute le Wiener Kreis organisé par Moritz Schlick en 1922, auquel ont participé des philosophes et des scientifiques ; il se caractérisait par une forte recherche épistémologique des sciences, reposant sur l’approche philosophique du positivisme logique. Autour de Hans Kelsen, figure de référence de tout juriste, s’est également formé un cercle, le Kelsen-Kreis, ayant pour finalité la diffusion du célèbre texte de Hans Kelsen, la Reine Rechtslehre (Théorie pure du droit), par lequel Kelsen se proposait de critiquer et surtout de refonder la science juridique sur des bases scientifiques et selon une méthodologie scientifique. Le Kelsen-Kreis regroupait des personnes s’intéressant à l’œuvre de Kelsen et à ses idées juridiques novatrices, afin de les étudier et de les développer. La méthode de recherche du Kelsen-Kreis était la même que celle du Wiener Kreis, avec lequel il entretenait des contacts et des échanges scientifiques. Le Kelsen-Kreis a développé des problématiques essentielles en matière de science juridique : l’orientation générale néo-positiviste et néo-empirique antimétaphysique, l’affirmation de la primauté gnoséologique de la science juridique, la pertinence de la vérité des propositions juridiques sur la base de leur structure logico-formelle, et l’analyse philosophico-juridique considérée comme une activité logico-épistémologique. |
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