Vers un naturalisme rural en Autriche : Courbet, Zola et Ferdinand von Saar

Deux des nouvelles de Ferdinand von Saar pourraient être considérées comme des pas faits assez tôt en direction d’une représentation naturaliste de la vie rurale en Autriche. La première, Die Steinklopfer, une nouvelle souvent étiquetée « réaliste », mais avec la fin heureuse d’un conte de fée, évoq...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/austriaca,
主要作者: Snipes Hoyt, Carolyn
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Austriaca 2020
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實物特徵
總結:Deux des nouvelles de Ferdinand von Saar pourraient être considérées comme des pas faits assez tôt en direction d’une représentation naturaliste de la vie rurale en Autriche. La première, Die Steinklopfer, une nouvelle souvent étiquetée « réaliste », mais avec la fin heureuse d’un conte de fée, évoque un trope pour le prolétariat rural, lancé par le tableau de Gustave Courbet, Les Casseurs de pierre au milieu du XIXe siècle. La nouvelle de Saar se distingue des ouvrages de fiction qui mettent en vedette des ouvriers-philosophes idéalisés, comme c’est le cas dans l’œuvre de Lamartine. Chez Saar, le narrateur insiste sur la modestie simple de ses ouvriers et sur les aspects négatifs de leurs conditions de travail. Die Troglodytin suit le programme naturaliste dans sa représentation des pulsions sexuelles et de la dégénérescence, et avec le choix comme protagoniste d’une femme des classes inférieures vivant dans les marges de la société – ici rurale. La figure de Maruschka s’associe de façon métonymique à la capacité fascinante, mais destructrice du feu et, comme d’autres figures féminines naturalistes, elle produit un effet délétère sur le groupe social, pendant qu’elle cherche à se débarrasser de ses restrictions. L’accent mis sur la lutte féminine pour la liberté relie les deux nouvelles, l’une des deux femmes la trouvant dans la vie, l’autre dans la mort.