« Beethoven aber nennen wir unser »
Devenue une figure tutélaire pour la plupart des musiciens et des musicographes du xixe siècle, Beethoven est l’objet d’âpres discussions entre les partisans de la Neudeutsche Schule (la tendance Wagner-Liszt) et le musicologue viennois Eduard Hanslick. Les premiers voient dans ses compositions la l...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/austriaca, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Austriaca
2023
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Devenue une figure tutélaire pour la plupart des musiciens et des musicographes du xixe siècle, Beethoven est l’objet d’âpres discussions entre les partisans de la Neudeutsche Schule (la tendance Wagner-Liszt) et le musicologue viennois Eduard Hanslick. Les premiers voient dans ses compositions la légitimation de leur conception d’une musique signifiante, tandis que le second défend l’idée d’une continuité du classicisme viennois, incarné par Mozart et Haydn, orienté vers l’idée du beau musical et reposant sur le principe de l’autonomie musicale. Les débats esthétiques sont sous-tendus par des considérations idéologiques opposant ceux qui cherchent à s’approprier l’héritage de Beethoven au nom d’une conception métaphysique et protestante de l’art des sons à Eduard Hanslick, dont les recensions parues dans la presse viennoise contribuent à opérer une « patrimonialisation » autrichienne de son œuvre. |
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