L’idiotie comme geste d’écriture dans Don Juan (raconté par lui-même)
Cet article interroge la dimension éthique de l’écriture handkéenne à travers le concept d’idiotie que nous définirons dans un premier temps comme un mode d’être au monde. Partant de l’étymologie du terme (du grec idiotes, qui signifie « simple, particulier, unique »), nous reprendrons les théories...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/austriaca, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Austriaca
2022
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article interroge la dimension éthique de l’écriture handkéenne à travers le concept d’idiotie que nous définirons dans un premier temps comme un mode d’être au monde. Partant de l’étymologie du terme (du grec idiotes, qui signifie « simple, particulier, unique »), nous reprendrons les théories de Clément Rosset qui définit l’idiotie comme un état de disponibilité et d’ouverture au monde permettant au sujet d’exprimer sa différence et sa singularité. Nous élargirons ensuite ce concept pour l’envisager comme un geste d’hospitalité et d’écriture dans le roman Don Juan (raconté par lui-même) écrit en 2004. Dans cette œuvre, Peter Handke rejoue le mythe donjuanesque et revisite le « festin de pierre » en mettant en scène l’irruption de Don Juan dans le jardin d’un aubergiste à qui il confie l’histoire de ses sept derniers jours. À travers le récit de ces sept stations, Don Juan procède à un travail de deuil dont la positivité et la force créatrice débouchent alors sur la possibilité d’une nouvelle communauté. |
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