Quand l’état critique est salutaire. Du procès du « décolonialisme » à l’urgence du décentrement
Depuis quelques années, les sciences sociales françaises – la sociologie en tête – connaissent une période de vive tension caractérisée en particulier par des attaques concernant le caractère « idéologique » – et donc non scientifique – de la discipline et sa vulnérabilité face à l’invasion du « déc...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Astérion
2022
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Depuis quelques années, les sciences sociales françaises – la sociologie en tête – connaissent une période de vive tension caractérisée en particulier par des attaques concernant le caractère « idéologique » – et donc non scientifique – de la discipline et sa vulnérabilité face à l’invasion du « décolonialisme » venu des États-Unis. Pourtant, la plupart de ces accusations reposent sur des approximations, des erreurs et des méconnaissances qu’il est nécessaire de corriger pour bien faire la différence entre par exemple le « décolonialisme » dénoncé par les néo-républicains – politiques ou universitaires – et la « pensée décoloniale » qui est le résultat d’une histoire complexe et dont le caractère critique provient d’une opposition épistémologique à l’universalisme abstrait de type occidental. Un rapide panorama de certains mouvements académiques non occidentaux montre d’ailleurs qu’une grande partie des pensées contre-hégémoniques ont adopté une posture critique afin de pouvoir envisager un nouvel universalisme. |
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