La voûte de la justice et le mur de la bienveillance : deux formes du lien social selon David Hume

En partant d’une métaphore que l’on trouve dans le troisième appendice de l’Enquête sur les principes de la morale de David Hume, je compare les modalités du lien social correspondant respectivement aux « vertus naturelles » (bienveillance) et aux « vertus artificielles » (justice) qu’il détermine,...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
Autor principal: Le Jallé, Éléonore
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Astérion 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:En partant d’une métaphore que l’on trouve dans le troisième appendice de l’Enquête sur les principes de la morale de David Hume, je compare les modalités du lien social correspondant respectivement aux « vertus naturelles » (bienveillance) et aux « vertus artificielles » (justice) qu’il détermine, en présentant les grandes notions humiennes s’y rapportant (sympathie, convention) et en confrontant Hume à deux philosophes contemporains qui, sur ces questions, font référence à sa pensée (David Lewis sur la convention, John Rawls sur l’amour de l’humanité et la justice). J’étudie pour finir les contradictions possibles de la bienveillance et de la justice, dans la mesure où selon Hume certains actes isolés de justice, aussi indispensables soient-ils à la cohésion de la « voûte » de la justice, n’en posent pas moins certains problèmes du point de vue de la vertu de bienveillance qu’ils excluent, comme du point de vue de l’approbation morale dont ils font l’objet. À ce titre, ils constituent, comme l’écrit Hume, une « espèce de mal », ce que d’autres auteurs (Francis Hutcheson, Adam Smith ou même Rawls) ont à mon avis négligé.