Cogito et histoire du sujet : quelques remarques sur la biopolitique et la psychanalyse

La conférence que Georges Canguilhem donna au Collège philosophique de Jean Wahl en 1956, « Qu’est-ce que la psychologie ? », fut saluée par Jacques Lacan comme une défense de la psychanalyse contre les prétentions hégémoniques de la psychologie. La psychanalyse, dont la naissance est malgré tout co...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
Autor principal: Balzaretti, Ugo
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Astérion 2019
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La conférence que Georges Canguilhem donna au Collège philosophique de Jean Wahl en 1956, « Qu’est-ce que la psychologie ? », fut saluée par Jacques Lacan comme une défense de la psychanalyse contre les prétentions hégémoniques de la psychologie. La psychanalyse, dont la naissance est malgré tout comprise dans la généalogie esquissée par Canguilhem, est-elle toutefois vraiment à l’abri des critiques que celui-ci adresse à la psychologie ? Cette contribution analyse le rapport de la psychanalyse à l’instrumentalisme foncier de la psychologie sous trois aspects : la relation entre science et vérité, la réduction par Gassendi et la tradition aristotélique du niveau originaire et spéculatif du cogito cartésien à celui spéculaire de la connaissance physique de l’âme par soi-même, et le choix freudien et lacanien d’un être-pour-la-mort contre toute philosophie de la vie. À la lumière du scientisme de la psychanalyse et de son rapport constitutif au mythe et au sacré, que Lacan pas plus que Freud n’arrive à dépasser, un lien est enfin établi avec, d’une part, l’archéologie de la psychanalyse développée dans Naissance de la clinique et La volonté de savoir et, de l’autre, le privilège que Foucault accorde à la psychanalyse et à l’ethnologie parmi les sciences humaines dans Les mots et les choses.