L’enfant est-il un adulte en plus petit ? Anthropologie et psychologie de l’enfance à partir de Spinoza
Cet article s’interroge sur la figure de l’enfant chez Spinoza : peu de commentateurs se sont attachés à analyser cette thématique, certes excentrée, dans le cadre de la philosophie spinoziste, à l’exception notable de François Zourabichvili, dont il s’agit à la fois de reprendre les grandes conclus...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Astérion
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article s’interroge sur la figure de l’enfant chez Spinoza : peu de commentateurs se sont attachés à analyser cette thématique, certes excentrée, dans le cadre de la philosophie spinoziste, à l’exception notable de François Zourabichvili, dont il s’agit à la fois de reprendre les grandes conclusions, mais aussi d’en tester la validité. Dans cette perspective, la question est alors de savoir s’il existe une nature spécifique de l’enfant : celui-ci est-il un être en devenir sans nature spécifique ? n’est-il qu’un adulte en plus petit ? Nous soutenons que cette nature existe, et que son analyse peut fonder à la fois une anthropologie et une psychologie de l’enfance à partir de Spinoza. Une condition est toutefois requise pour penser cette nature en rapport avec celle de l’adulte : concevoir une progressive, quoique réelle, transformation dans le passage de la petite enfance à l’âge adulte. Une telle transformation est ce que doit accompagner une éducation entendue comme éthique, qui s’adresse à la fois à l’enfant dans son devenir adulte, et à l’adulte ignorant dans son devenir actif. |
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